Savoir Partir · urgence

Appeler les secours.

Le bon numéro, les bons mots, et assez tôt. Appeler tôt, de jour et par beau temps mobilise beaucoup moins de moyens qu’une recherche de nuit sous la pluie parce que personne n’osait appeler.

Appeler le 112 →
01

Quand appeler

Dans le doute, on appelle.

  • Dès que quelqu’un ne peut plus avancer par ses propres moyens.
  • Pour une chute, un choc à la tête, ou n’importe quel malaise.
  • Quand vous êtes bloqué et que la nuit ou le froid arriveront avant que la situation se règle d’elle-même.
À retenir

Appeler trop tôt n’est jamais une faute. Appeler trop tard en est souvent une.

02

Le 112

Un seul numéro, et il vous localise.

112Appeler

Le numéro d’urgence européen. Depuis n’importe quel téléphone, sans forfait, même verrouillé.

Si seul un message passe : SMS au 114.

  • Il vous localise automatiquement dans la plupart des cas, sans rien faire.
  • Il passe par un autre opérateur si le vôtre ne capte pas : essayez-le même quand l’écran affiche « aucun réseau ».
  • Appelez le 112, pas les numéros à dix chiffres du PGHM ou des CRS de montagne : l’appel est de toute façon réorienté, et vous perdez du temps.
  • Le 112 est réservé à l’urgence. Pour les conditions ou l’ouverture d’un refuge, appelez la ligne directe du PGHM.
03

Ce que vous devez dire

Dans cet ordre, sans raccrocher.

  1. Où vous êtes. Commune, massif, nom du vallon ou du sommet, altitude, versant, et les coordonnées si votre application les affiche.
  2. Ce qui s’est passé, et à quelle heure.
  3. Combien vous êtes, et dans quel état : conscient, qui répond, qui saigne, qui a froid.
  4. La météo sur place : visibilité, plafond nuageux, vent, pluie. C’est elle qui décide si l’hélicoptère peut voler, et vous êtes le seul à pouvoir la donner.
  5. Le terrain autour : pente, forêt, câbles, place pour un treuillage.
  6. La batterie qui vous reste, et le meilleur endroit où l’on peut vous joindre.
À retenir · ensuite
  • Ne raccrochez jamais le premier.
  • Attendez-vous à être rappelé, souvent plusieurs fois : le régulateur, le médecin et l’unité de secours dimensionnent l’intervention.
  • Économisez le téléphone : mode économie d’énergie, aucun autre usage, et gardez-le au chaud contre vous.
04

Sans réseau

Quand rien ne passe.

  1. Montez ou dégagez-vous, même s’il faut remonter un peu : le réseau passe mieux en hauteur qu’au fond d’un vallon.
  2. Envoyez un SMS au 114 si l’appel ne passe pas. Pensé d’abord pour les personnes sourdes et malentendantes, son traitement est plus lent : d’abord le 112, puis le 114.
  3. Les secours peuvent vous envoyer un lien de géolocalisation. Ouvrez-le : gardez de la batterie et des données pour ça.
  4. Si personne ne répond, passez aux signaux visuels et sonores, et restez sur place si quelqu’un a votre fiche de sortie.
Se faire voir et entendre →
05

Combien ça coûte

Le secours en montagne est gratuit.

  • Hors domaine skiable, les secours publics (PGHM, CRS de montagne, pompiers) sont gratuits. On vous secourt sans regarder si vous pouvez payer. La partie médicale suit l’Assurance maladie et votre mutuelle.
  • Sur un domaine skiable, l’intervention est facturée, et les montants sont élevés.
  • Si vous pratiquez régulièrement, une assurance dédiée a du sens : licence fédérale ou contrat spécialisé.
Hésiter coûte plus cher qu’appeler. Un appel tôt, de jour et par beau temps mobilise bien moins de moyens qu’une recherche de nuit, sous la pluie, parce que quelqu’un n’a pas osé.
06

Après l’appel

Tenir, et se rendre visible.

L’attente peut durer plusieurs heures. Ce que vous faites pendant ce temps compte autant que l’appel.

  • Protégez le blessé et vous-même : isolez du sol, coupez le vent, couvrez. À boire seulement si la personne est parfaitement consciente.
  • Rendez-vous visible : étalez quelque chose de coloré, gardez la frontale prête pour la nuit.
  • Rangez tout ce qui peut s’envoler avant l’arrivée de l’hélicoptère.
  • N’allez jamais vers l’appareil. C’est l’équipage qui vient à vous.
OuiDeux bras levés en Y : « oui, j’ai besoin d’aide ».
NonUn bras levé, l’autre baissé : « non, tout va bien ». L’appareil repart.
Erreur fréquente

Faire de grands gestes des deux bras par réflexe de salut : pour l’équipage, c’est un « oui, j’ai besoin d’aide ».

À lire ensuite

Pour que quelqu’un puisse appeler pour vous.

La fiche de sortie permet à un proche de donner l’alerte quand vous ne pouvez plus. La page Survie, c’est tenir jusqu’à l’arrivée des secours.

Ma fiche de sortie →Survie