Votre première nuit d'hiver. Vous saurez la vivre.
Trois jours sur les Hauts-Plateaux, un tipi chauffé au poêle pour camp de base, et six ateliers pour remplacer la peur du froid par des gestes.
- Dates
- 6-8 février · 6-8 mars 2027
- Durée
- 3 jours, 2 nuits
- Groupe
- 8 personnes max.
- Niveau
- Accessible
- Tarif, tout compris
- 595 €
Cet hiver-là, je le connais par cœur.
Je m'appelle Clément Guinet. Je vis dans le Vercors, et j'ai passé mes hivers entre ses plateaux et la Laponie, en pulka, sous tente, dans le froid qui vient. Ce que je vous apprends ici, je le fais chaque hiver.
Ici, pas d'agence entre nous. C'est moi qui vous réponds, moi qui vous appelle avant le départ, moi qui monte le tipi avec vous et relance le poêle au petit matin. Et je ne pars qu'avec huit personnes.
- Accompagnateur en montagne diplômé d'État
- Guide en tourisme d'aventure, formé au Québec
- Secourisme avancé en milieu isolé
- Ambassadeur Sans Trace depuis 2018
Presque tout le monde a peur de la nuit d'hiver dehors. Cette peur repose sur une seule chose : ne pas savoir. Descendez : la page traverse avec vous le premier jour, puis la première nuit.
La montée
Vous chaussez les raquettes pour la première fois, ou presque. Je vous tends un harnais, on règle les pulkas, et on monte par la montagne de Beure.
Au bout d'une heure, la pulka ne vous tire plus en arrière. Au bout de deux, la forêt s'ouvre et les Hauts-Plateaux commencent : 17 000 hectares de réserve naturelle, sans route ni habitat permanent. Plus un bruit de moteur.
Le camp, avant que le soleil parte
On choisit l'endroit ensemble. On tasse la neige, on dresse le tipi, on l'ancre, on monte le poêle. Personne ne regarde faire : chacun a son poste.
Premier atelier, l'eau. Rien ne coule ici, tout est gelé : on fait fondre la neige, on remplit les gourdes. Et quand le soleil quitte le plateau, la température tombe d'un coup. C'est le moment où l'on comprend pourquoi on s'est dépêché.
Heure par heure, ce qui se passe vraiment.
C'est cette nuit-là qui fait peur. Alors voici comment elle se déroule.
On rentre sous le tipi. Le poêle ronfle. On retire les couches mouillées de la journée et on les suspend : rien ne rentre humide dans un duvet.
Le dîner, au chaud. Soupe, plat chaud, dessert, boissons chaudes. En hiver, manger, c'est se chauffer : on ne joue pas au minimalisme.
Le ciel de la réserve. On sort, on éteint les lampes, on laisse les yeux s'habituer. Loin de toute ville, le Vercors est labellisé Réserve internationale de ciel étoilé depuis 2023 : l'un des ciels les plus noirs de France. On apprend à y lire les constellations d'hiver. On ne promet pas ce que le ciel montrera ; on promet qu'on sortira le regarder.
La gourde d'eau bouillante dans le duvet. Tenue de nuit sèche, bonnet, chaussettes réservées à la nuit. Le sac est prévu pour −15 °C.
Le poêle s'éteint, le duvet prend le relais. Si vous vous réveillez : un carré de chocolat, une gorgée d'eau tiède, et vous vous rendormez. Je vous aurai montré comment.
Je relance le poêle. Café. On regarde la neige qui a bougé pendant la nuit. Vous venez de dormir dehors en hiver.
Le plateau, sac léger.
On laisse le camp debout et on part à travers la réserve, vers la plaine de la Queyrie. On passe sous le Grand Veymont, le point culminant du Vercors, face au Mont Aiguille, puis on revient au camp par un autre chemin. Carte et boussole en main : c'est vous qui choisissez la ligne.
Le soir, on revient vers un camp qui est devenu une maison. On répare, on sèche, on refait les gestes de la veille. Mais cette fois, sans y penser. La deuxième nuit, vous ne vous posez plus la question.
Le geste qui reste.
Dernier atelier du matin, puis on plie : démonter le tipi, laisser refroidir le poêle, ne rien laisser derrière soi. Et on redescend sans se presser, par un autre chemin, pour arriver au col du Rousset vers 17 h.
Vous repartez avec deux nuits d'hiver derrière vous, un camp que vous savez monter, et une question : jusqu'où peut-on aller comme ça ?
Ce que vous saurez faire.
Ce n'est pas une randonnée avec une nuit insolite au bout. C'est un apprentissage, et la nuit en est le cœur. Un atelier chaque jour, et des gestes répétés jusqu'à ce qu'ils tiennent.
Lire la neige
Les cristaux à la loupe, les couches du manteau neigeux, les bases de la nivologie et de la recherche au DVA.
Bivouaquer en hiver
Dresser le tipi et l'ancrer, organiser le camp pour que rien ne gèle, gérer le duvet et l'humidité, fabriquer son eau.
Le feu et le poêle
Allumer, entretenir, choisir le bois, et la sécurité face au monoxyde de carbone sous une toile.
Pister
Lire les traces de la faune en hiver, comprendre comment les animaux traversent le froid, et pourquoi on ne les dérange pas.
S'orienter
Carte, boussole et choix d'un itinéraire sur la neige, quand les repères de l'été ont disparu.
Gérer le froid
Les couches, les pieds, les mains ; reconnaître l'hypothermie et les gelures, et les premiers gestes en milieu isolé.
Même neige, autre séjour.
| Avec Clément | Une nuit insolite en station | |
|---|---|---|
| Durée | Trois jours, deux nuits : la deuxième, on sait faire | Une nuit, et on rentre |
| Le lieu | Les Hauts-Plateaux, sans route ni remontée mécanique | À côté des pistes |
| Le camp | Vous le montez vous-même, tipi et poêle compris | Il est prêt quand vous arrivez |
| Ce que vous faites | Une école : six ateliers, vous repartez en sachant faire | Une expérience |
| Le groupe | Huit personnes au maximum, un guide diplômé d'État | Selon l'affluence |
| La suite | Une filière : L'Appel du Grand Nord, puis la Laponie | — |
Ce qu'ils en disent.
« La réserve naturelle des Hauts-Plateaux du Vercors est magnifique en hiver, plus mystérieuse peut-être, avec cette sensation de se perdre dans ce paysage lunaire. »Amandine D'Agata, Vercors en hiver
« N'ayant aucune expérience sur l'itinérance en randonnée, j'ai fait appel à Clément pour apprendre à être autonome. Il a su répondre à toutes mes attentes en toute sécurité. »Julie, Beaufortain
« Toujours attentif à la sécurité, à la météo et au rythme du groupe, Clément a su adapter le programme avec justesse. Nous repartirions avec lui sans hésiter. »Michel Mons, Norvège
Un parking, un camp, un plateau entier.
Départ du parking de Beure, au-dessus du col du Rousset. Le camp de base est installé sur les Hauts-Plateaux, et le deuxième jour part en étoile vers la plaine de la Queyrie et le pied du Grand Veymont.
Schéma : positions relatives réelles, tracés indicatifs. Le guide adapte l'itinéraire à la neige du jour.
Le détail, pour ceux qui veulent tout savoir.
Dépliez chaque journée.
J1SamediParking de Beure → camp de base+
Rendez-vous à 9 h au parking de Beure. Réglage des pulkas et des raquettes, briefing, montée par la montagne de Beure vers les Hauts-Plateaux. Installation du camp l'après-midi, premier atelier (l'eau), dîner sous le tipi.
J2DimancheAu cœur des Hauts-Plateaux+
Sortie en étoile sans pulka : la plaine de la Queyrie, puis le passage sous le Grand Veymont, face au Mont Aiguille, et retour au camp par un autre chemin. Ateliers orientation et pistage. Deuxième nuit sous le tipi.
J3LundiPlier et rentrer+
Dernier atelier du matin, démontage du camp sans laisser de trace, retour sans se presser, par un autre chemin, jusqu'au parking de Beure vers 17 h.
Distances indicatives, recalées après le repérage.
par personne, tout compris sur place. Départ confirmé dès 5 inscrits, 8 places par session.
Clause neige. Décision à J-7 sur l'enneigement. S'il manque : report sur la session de mars, sans frais. Si mars manque aussi : report à l'hiver suivant ou remboursement intégral, à votre choix.
Compris
- Encadrement par Clément Guinet, accompagnateur en montagne diplômé d'État
- Le tipi, son poêle à bois et le bois de chauffage
- Sac de couchage confort −15 °C, matelas isolé et mousse
- Pulka, harnais, raquettes et bâtons
- Pension complète, du déjeuner du samedi à l'en-cas de l'après-midi du lundi
- Balise satellite, trousse de secours, cartographie
- La préparation : liste de matériel commentée et vérifiée
Non compris
- Le trajet jusqu'au parking de Beure (covoiturage organisé depuis Grenoble)
- Vêtements et chaussures grand froid, à louer chez Bivouac Location
- Assurance secours (obligatoire) et annulation
- La nuit de la veille pour ceux qui viennent de loin
Vous m'écrivez
La session choisie et un mot sur vous.
On se parle
Un court échange pour vérifier que le séjour vous correspond et lever vos appréhensions.
Vous réservez
Acompte de 30 % (178,50 €) par virement. Départ confirmé dès 5 inscrits.
On prépare
Liste de matériel, groupe WhatsApp pour le covoiturage, solde 30 jours avant le départ.
Tout ce qu'il faut savoir avant de venir.
Le rendez-vous
Samedi 9 h, parking de Beure, au bout de la D815 depuis le rond-point du col du Rousset (Saint-Agnan-en-Vercors). GPS : 44.8423 N, 5.4231 E. Pneus hiver ou chaînes obligatoires du 1er novembre au 31 mars.
Covoiturage
Groupe WhatsApp du séjour à l'inscription. Départ de la gare de Grenoble vers 7 h, environ 1 h 45 de route. Gare la plus proche : Die, à 40 minutes.
Le retour
Fin lundi vers 17 h au parking. Gare de Grenoble vers 19 h en covoiturage : prévoyez un train après 19 h 30.
Dormir la veille
Saint-Agnan-en-Vercors, Vassieux ou La Chapelle-en-Vercors, à 10 à 20 minutes du col, ou Die.
Vos affaires
Un sac souple de 60 litres, 10 kg au maximum, dans votre pulka. Un petit sac à dos pour le jour 2.
Sur place
Pas de réseau sur une bonne partie des Hauts-Plateaux. Le guide porte une balise satellite et une trousse de secours.
Recevez Latitudes.
Mon carnet d'aventure annuel : les terrains, les récits de la saison, les gestes du bivouac. Gratuit, une fois par an, rien d'autre.
Recevoir LatitudesHuit places. Huit personnes qui veulent vraiment apprendre.
On ne réserve pas ce séjour en trois clics. Vous m'écrivez, je vous rappelle, et on vérifie ensemble que c'est le bon séjour pour vous. Trois questions suffisent pour commencer :
Ce qu'on me demande le plus.
Je n'ai jamais dormi dehors en hiver, c'est grave ?+
Non, c'est même la raison d'être de ce séjour. Tout est accompagné, pas à pas, au chaud du tipi.
Quelle température fait-il la nuit ?+
Entre −5 et −12 °C dehors, à cette altitude. Le sac fourni est confort −15 °C ; la tenue de nuit sèche et la gourde-bouillotte font le reste. On vous montre comment avoir chaud.
Faut-il savoir marcher en raquettes ?+
Non. Elles sont fournies, et une heure suffit à apprendre.
Peut-on faire un feu ?+
Pas en extérieur, c'est interdit sur les Hauts-Plateaux. Le feu, c'est celui du poêle, dans le tipi, et apprendre à le conduire est l'un des ateliers.
Puis-je venir seul ?+
Oui. Tout le groupe dort sous le même tipi : on ne reste jamais seul très longtemps.
Et après ?+
L'Appel du Grand Nord : cinq jours sur les mêmes Hauts-Plateaux, en itinérance, sous tente et en pulka. Puis la Laponie, avec Wild & Alive. Cette initiation en est la première marche.
Accès Plein Air est exploité par Clément Guinet, accompagnateur en montagne diplômé d'État, carte professionnelle n° 03823ED0540.