Dormir dehors sans laisser de trace, et bien dormir. Une nuit en forêt ne demande ni matériel spécial ni condition physique particulière. Elle demande de choisir un emplacement, de s’installer dans le bon ordre, de comprendre d’où vient le froid, et de repartir sans laisser de trace.
Ce que dit la loi
La loi française ne définit pas le bivouac : les textes ne parlent que du camping. La définition qu’on retient : une nuit, un abri léger monté le soir et démonté le matin. Une tente laissée en place la journée, c’est du camping, interdit dans la plupart des espaces naturels protégés.
Chaque parc, réserve ou commune fixe ses propres règles, et elles changent : vérifiez avant chaque sortie.
Choisir l’emplacement
Choisir son emplacement à la frontale, c’est le choisir au hasard.
S’installer
Avoir chaud
Sous le poids du corps, le duvet s’écrase : c’est le matelas qui isole. Choisissez d’abord le matelas pour la saison. Pour le duvet, fiez-vous à la température de confort, pas à la température limite (celle où l’on survit recroquevillé, sans dormir).
La nuit, le matin
La première nuit seul, la peur arrive souvent. Elle s’en va à mesure qu’on met un nom sur les bruits.
Dans la réserve, l’abri est démonté avant 9 h. Partout ailleurs, partez tôt : la rosée garde les traces fraîches, et le matin vous dit qui est passé dans la nuit.
Arriver de nuit et choisir à la frontale ; préférer la plus belle vue au meilleur abri (une crête exposée, c’est une nuit de vent) ; dormir dans les vêtements humides de la journée ; choisir un matelas sur son poids au catalogue ; « juste un petit feu », qui est la façon dont commencent les feux de forêt.
La liste
La fiche complète existe en PDF de quatre pages, libre de reproduction et de diffusion.
Et pour la première fois
La Nuit Sauvage de Base Camp Vercors, c’est cette fiche vécue une fois avec moi : choisir l’emplacement, monter le camp avant la nuit, bien dormir, repartir sans trace.
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