Le Grand Nord n'est pas une latitude. C'est une manière d'être dehors.
Cinq jours sans redescendre, une pulka derrière soi, un camp à monter chaque soir dans la neige. Tout cela existe sans prendre l'avion.
- Dates
- 13-17 · 20-24 février 2027
- Durée
- 5 jours, 4 nuits
- Groupe
- 8 personnes max.
- Niveau
- Engagé
- Tarif, tout compris
- 950 €
Ce plateau, je l'habite l'hiver.
Je m'appelle Clément Guinet. Je vis dans le Vercors, et je guide en Laponie, au Sarek et sur la Kungsleden. Ce voyage, je l'ai construit comme la porte du Nord : ce qu'on y apprend est exactement ce que je demande à mes groupes là-haut.
Ici, pas d'agence entre nous. C'est moi qui vous réponds, moi qui vous appelle avant le départ, moi qui trace devant vous chaque matin. Et je ne pars qu'avec huit personnes.
- Accompagnateur en montagne diplômé d'État
- Guide en tourisme d'aventure, formé au Québec
- Secourisme avancé en milieu isolé
- Ambassadeur Sans Trace depuis 2018
Tout le monde traverse ce plateau en trois jours, comme on traverse un couloir. Nous, on y reste cinq, et on y dort quatre nuits. Descendez : la page suit le voyage, camp après camp.
Entrer dans le blanc
Je vous tends un harnais. On règle les pulkas, les raquettes, et on part vers le plateau. La première heure, la pulka vous tire en arrière. La deuxième, vous l'oubliez.
On contourne la zone du tétras, on entre dans la réserve, et le plateau s'ouvre jusqu'au pied du Grand Veymont, le point culminant du Vercors. On s'arrête tôt, exprès : le premier camp prend du temps, c'est lui qui apprend tout.
La plaine des bergers
Camp plié avant 9 h. On descend vers la plaine de la Queyrie, lieu de passage des bergers depuis des siècles, le Grand Veymont dans le dos. On apprend à tenir la pulka dans les faux plats, à passer un dévers, à se relayer dans la trace.
Arrivée en fin d'après-midi à Chaumailloux, sous le Mont Aiguille. Deuxième camp : les gestes reviennent, plus vite que la veille.
Le désert blanc
La journée la plus sauvage. On quitte les derniers repères pour le cœur des Hauts-Plateaux du sud, là où l'on ne croise personne l'hiver : des combes, des bosses, des forêts claires de pins à crochets, et le silence.
Carte et boussole en main, chacun à son tour choisit la ligne. Le soir, à Tussac, on réorganise les pulkas : la vraie leçon de chargement.
Le balcon du Trièves
On repart à travers le plateau vers la Tête Chevalière, 1 951 m. Les pulkas restent en bas : une montée courte, sac léger, et la barrière est du Vercors sous les pieds. Le Trièves, le Mont Aiguille de profil, le Grand Veymont qu'on regarde sans y monter. C'est là que le plateau se lit d'en haut.
Dernier camp, monté sans y penser. Dernière veillée. Le repli n'a pas servi ; on en parle quand même. C'est ça, décider.
Sortir du plateau.
Camp plié à 9 h. On retraverse le plateau, pulkas allégées. Dernière descente vers Beure : la pulka se retient à deux dans la pente, dernier apprentissage.
Vous repartez avec cinq jours d'hiver vécus en entier, un camp que vous savez monter seul, un plateau que vous savez lire, et la certitude tranquille que le Nord est à portée.
Huit gestes, quatre fois.
Le premier soir, le camp prend du temps. Le quatrième, vous le montez sans y penser. Ce n'est pas un raid : c'est une école, et c'est le vrai hiver. Ni feu, ni cabane, ni chaleur autre que celle qu'on fabrique.
Choisir
L'emplacement : à l'abri du vent, loin des pentes, hors de la zone du tétras.
Tasser
La neige, aux raquettes, jusqu'à ce qu'elle porte la tente.
Protéger
Le mur de neige, du côté d'où vient le vent.
Monter
La tente, à 17 h comme la réserve l'impose, ancrée dans la neige.
Fabriquer
L'eau : la neige qu'on fait fondre au réchaud, pour le soir et le lendemain.
Manger
Chaud et assez : en hiver, manger, c'est se chauffer.
Sécher
Chasser l'humidité avant qu'elle ne refroidisse. C'est tout le secret.
Regarder
On éteint les lampes : le Vercors est Réserve internationale de ciel étoilé. On ne promet pas ce que le ciel montrera ; on promet qu'on sortira le regarder.
Ce que vous saurez faire.
Bivouaquer en hiver, vraiment
Le sol qu'on tasse, le mur de neige, l'eau qu'on fabrique, la cuisine sous la toile, le duvet et l'humidité, le sommeil à −15 °C.
La pulka comme métier
Choisir la ligne, passer un dévers, retenir une descente à deux. Un savoir-faire de guide nordique.
Lire le plateau
Les traces du lièvre variable, du renard, du loup quand il passe, et ce qu'elles disent de qui vit ici l'hiver.
Respecter la réserve
Le tétras-lyre enfoui sous la neige, qu'on ne verra pas, et la zone qu'on contourne pour lui. On est des invités.
S'orienter dans le blanc
Carte, boussole et lecture du relief, quand le brouillard efface les repères.
Décider
Un voyage réussi n'est pas un voyage où l'on a tout fait. C'est un voyage où l'on a bien décidé.
Même plateau, autre voyage.
| Avec Clément | Une traversée classique du plateau | |
|---|---|---|
| Le rythme | Cinq jours, on tourne sur le plateau et on l'habite | Trois jours, d'un bout à l'autre |
| La nuit | Quatre camps sous tente, montés par vous | Les cabanes, souvent pleines |
| La charge | Une pulka par personne : c'est le sujet du voyage | Le sac à dos |
| Ce que vous faites | Une école : vous repartez en sachant faire | Vous suivez la trace |
| Le groupe | Huit au maximum, avec le guide qui a conçu le voyage | Selon l'organisateur |
| La suite | La Voie blanche en Laponie, trois semaines plus tard | — |
Ce qu'ils en disent.
« La réserve naturelle des Hauts-Plateaux du Vercors est magnifique en hiver, plus mystérieuse peut-être, avec cette sensation de se perdre dans ce paysage lunaire. »Amandine D'Agata, Vercors en hiver
« N'ayant aucune expérience sur l'itinérance en randonnée, j'ai fait appel à Clément pour apprendre à être autonome. Il a su répondre à toutes mes attentes en toute sécurité. »Julie, Beaufortain
« Toujours attentif à la sécurité, à la météo et au rythme du groupe, Clément a su adapter le programme avec justesse. Nous repartirions avec lui sans hésiter. »Michel Mons, Norvège
Cinq jours, quatre camps.
Une boucle depuis le parking de Beure, au-dessus du col du Rousset, sans redescendre du plateau : le pied du Grand Veymont, la Queyrie, Chaumailloux, Tussac, la Tête Chevalière.
Positions réelles, tracés schématiques. Les emplacements des camps sont confirmés après repérage ; le guide adapte l'itinéraire à la neige du jour.
Le détail, pour ceux qui veulent tout savoir.
Dépliez chaque journée.
J1SamediParking de Beure → pied du Grand Veymont+
Rendez-vous à 9 h au parking de Beure. Réglage des pulkas et des raquettes, briefing, entrée sur le plateau par la pente : l'apprentissage de la pulka, tout de suite. Camp monté à 17 h.
J2DimanchePlaine de la Queyrie → Chaumailloux+
La plaine des bergers, les faux plats et les dévers, le relais dans la trace. Camp à Chaumailloux, sous le Mont Aiguille.
J3LundiLe cœur des Hauts-Plateaux du sud → Tussac+
La journée la plus sauvage. Atelier orientation, carte et boussole. Camp à Tussac, leçon de chargement.
J4MardiLe cœur du plateau et la Tête Chevalière+
Montée à la Tête Chevalière, 1 951 m, pulkas laissées en bas. Dernier camp dans le secteur.
J5MercrediRetour par le plateau → parking de Beure+
Camp plié à 9 h, traversée du plateau, dernière descente vers Beure. Restitution du matériel vers 17 h.
Distances indicatives, recalées après le repérage.
par personne, tout compris sur le plateau. Départ confirmé dès 5 inscrits, 8 places par session.
Clause neige. Décision à J-10 sur l'enneigement. S'il manque : report sur l'autre session de février, sans frais. Si les deux manquent : la même boucle en raquettes avec sac à dos, à 850 €, un report à l'hiver suivant, ou le remboursement intégral, à votre choix.
Compris
- Encadrement par Clément Guinet, accompagnateur en montagne diplômé d'État
- Une pulka par personne, avec harnais et brancards rigides
- Raquettes et bâtons
- Tente tunnel 4 saisons (une pour deux), sac −15 °C, matelas isolé et mousse
- Réchaud, gaz, popote et pelle à neige par tente
- Pension complète, du déjeuner du jour 1 à l'en-cas de l'après-midi du jour 5
- Balise satellite, trousse de secours, cartographie
Non compris
- Le trajet jusqu'au parking de Beure (covoiturage organisé depuis Grenoble)
- Vêtements et chaussures grand froid, à louer chez Bivouac Location
- Assurance secours (obligatoire) et annulation
- La nuit de la veille pour ceux qui viennent de loin
Vous m'écrivez
La session choisie et un mot sur vous.
On se parle
Un échange de vive voix pour vérifier que le voyage vous correspond.
Vous réservez
Acompte de 30 % (285 €) par virement. Départ confirmé 45 jours avant, dès 5 inscrits.
On prépare
Liste de matériel commentée, groupe WhatsApp pour le covoiturage, solde 30 jours avant.
Tout ce qu'il faut savoir avant de venir.
Le rendez-vous
Samedi 9 h, parking de Beure, au bout de la D815 depuis le rond-point du col du Rousset (Saint-Agnan-en-Vercors). GPS : 44.8423 N, 5.4231 E. Pneus hiver ou chaînes obligatoires du 1er novembre au 31 mars.
Covoiturage
Groupe WhatsApp du séjour à l'inscription. Départ de la gare de Grenoble vers 7 h, environ 1 h 45 de route. Gare la plus proche : Die, à 40 minutes.
Le retour
Fin mercredi vers 17 h au parking. Gare de Grenoble vers 19 h : prévoyez un train après 19 h 30.
Dormir la veille
Saint-Agnan-en-Vercors, Vassieux ou La Chapelle-en-Vercors, à 10 à 20 minutes du col, ou Die.
Vos affaires
Un sac souple ou des sacs étanches, 10 kg au maximum, dans votre pulka. Un petit sac à dos pour la Tête Chevalière.
Sur place
Pas de réseau sur le plateau. Le guide porte une balise satellite, une trousse de secours, et un plan de repli pour chaque jour.
Février dans le Vercors, mars en Laponie.
L'Appel du Grand Nord
Ces cinq jours sur les Hauts-Plateaux : la pulka, le camp, le froid. 13-17 ou 20-24 février 2027.
La Voie blanche
Trois semaines plus tard, les mêmes gestes en Laponie suédoise, de refuge en refuge sur les lacs gelés. 14-22 mars 2027.
Vous faites les deux ? La Voie blanche vous coûte 100 € de moins. Vous arrivez en Laponie en sachant déjà tirer une pulka et monter un camp.
Je veux faire les deuxRecevez Latitudes.
Mon carnet d'aventure annuel : les terrains, les récits de la saison, les gestes du bivouac. Gratuit, une fois par an, rien d'autre.
Recevoir LatitudesHuit places. Huit personnes qui veulent vraiment y aller.
On ne réserve pas ce voyage en trois clics. Vous m'écrivez, je vous rappelle, et on vérifie ensemble que c'est le bon voyage pour vous. Trois questions suffisent pour commencer :
Ce qu'on me demande le plus.
Quel niveau faut-il ?+
Une bonne endurance de randonneur régulier : cinq jours de 5 à 6 heures en raquettes, en tirant une pulka qui s'allège chaque jour. La technique s'apprend le premier jour. Avoir déjà dormi dehors en hiver est fortement recommandé : l'Initiation Bivouac d'Hiver est faite pour ça.
Quelle température fait-il la nuit ?+
Entre −5 et −15 °C, parfois −20 par nuit claire. Le sac fourni est confort −15 °C ; le sac à viande, la tenue de nuit sèche et la gourde-bouillotte font le reste.
Une pulka pour deux ?+
Non, et c'est voulu : la pulka est ce qu'on vient apprendre, et chacun arrive au camp avec son matériel.
Peut-on faire un feu ?+
Non : la réserve l'interdit. La chaleur, c'est le réchaud, le mouvement et le sac de couchage.
Et si la météo est mauvaise ?+
Le repli est possible chaque jour par un autre chemin. La sécurité passe avant le programme, et la décision se prend ensemble, chaque soir.
Et après ?+
La Voie blanche, trois semaines plus tard : la Kungsleden d’hiver, de Saltoluokta à Kvikkjokk, de refuge en refuge sur les lacs gelés de Laponie. Ce voyage en est la préparation exacte, et si vous faites les deux, la Voie blanche vous coûte 100 € de moins.
Accès Plein Air est exploité par Clément Guinet, accompagnateur en montagne diplômé d'État, carte professionnelle n° 03823ED0540. Photos : Hauts-Plateaux du Vercors, Clément Guinet.