— Format 4 · Base Camp Vercors —
Le Goût du Sauvage
Une journée à hauteur de plante.
Reconnaître. Cueillir. Comprendre ce que le Vercors donne à manger selon la saison. Puis le cuisiner ensemble, sur le feu, à midi — et goûter la montagne pour de vrai.
— Pourquoi ce format existe —
On traverse des prairies entières sans savoir qu'on marche sur un repas.
L'ail des ours en mai, l'ortie et l'égopode en juin, la reine-des-prés et l'origan en juillet, la berce et les baies en août, les champignons et les fruits d'automne en septembre. Le Vercors donne à manger toute la belle saison — et presque personne ne sait plus le voir. On appelle ça des mauvaises herbes, on marche dessus, on achète la même chose en sachet.
Le Goût du Sauvage est fait pour rendre ce regard. Une journée à hauteur de plante : on marche lentement, on s'arrête souvent, on apprend à reconnaître avec certitude — parce qu'en cueillette, l'à-peu-près n'existe pas — et on cueille peu, à la bonne hauteur, au bon endroit, sans jamais appauvrir une station. Puis on allume le feu et on cuisine ce qu'on a ramassé. Le repas de midi, c'est la montagne elle-même.
Ce format, je l'ai construit sur plusieurs années : un herbier de terrain, des saisons entières à identifier, une formation en ethnobotanique. Je ne l'ouvre qu'au niveau des autres. C'est pour ça qu'il arrive en 2028.
— Ce que vous allez vivre —
Trois moments, un repas.
Un Goût du Sauvage, c'est trois moments qui se suivent, et qui finissent dans l'assiette.
Reconnaître
On marche lentement, en lisière, en prairie, en sous-bois. Pour chaque plante : la feuille, la tige, l'odeur, le lieu où elle pousse, ce qui lui ressemble et qu'il ne faut surtout pas confondre. On apprend une dizaine d'espèces sûres de la saison — pas cinquante à moitié.
Cueillir
Peu, et bien. Un tiers de la station au maximum, jamais la racine si on peut l'éviter, jamais en zone protégée ni au bord d'une route. On apprend les gestes et la réglementation, et pourquoi la cueillette est d'abord une affaire de respect.
Cuisiner
Le feu, monté et allumé ensemble. Puis la cuisine sauvage : pesto d'ail des ours, soupe d'ortie, beignets de fleurs, infusions, une viande ou un poisson aux herbes du jour selon la saison. Simple, chaud, et pris là où ça a poussé.
— Le programme —
La journée, heure par heure.
Voici à quoi ressemble un Goût du Sauvage. Les plantes changent d'un mois à l'autre ; le rythme, non.
— Le cadeau tangible —
Ce que vous saurez faire, en rentrant.
Le Goût du Sauvage n'est pas un stage de botanique. Mais vous ne regarderez plus une prairie de la même façon.
- Reconnaître avec certitude une dizaine de plantes comestibles de la saison, et leurs sosies à ne jamais toucher.
- Cueillir sans appauvrir : quantités, gestes, lieux, réglementation.
- Cuisiner sur le feu trois ou quatre recettes simples avec ce que la montagne donne.
- Lire une lisière, une prairie, un sous-bois comme un garde-manger — et comme un milieu vivant.
- Rapporter une fiche des plantes du jour, extraite de mon herbier de terrain.
— Infos pratiques —
Les choses concrètes.
Pour qui
Curieux, cuisiniers, marcheurs qui veulent comprendre ce qu'ils traversent. Familles dès 12 ans accompagné. Aucune connaissance en botanique requise. Signalez vos allergies à l'inscription.
Niveau
Accessible. Peu de kilomètres, beaucoup d'arrêts, une journée dehors debout et accroupi. Suis-je au niveau ?
Quand
De mai à septembre, à la date qui vous convient, à partir de 4 participants. Chaque mois a ses plantes : mai pour l'ail des ours, juin-juillet pour les fleurs, septembre pour les fruits et les champignons.
Où
Lisières, prairies et sous-bois du Vercors, hors zones protégées et loin des routes. Le site change avec la saison ; le rendez-vous est communiqué à l'inscription.
Inclus
- Encadrement par un accompagnateur en montagne diplômé d'État, formé en ethnobotanique
- Paniers, couteaux, loupe, matériel de cuisine au feu
- Le repas de midi, cuisiné ensemble, et ce que j'apporte pour le compléter
- La fiche des plantes du jour
- Trousse de secours, moyen d'alerte
À prévoir
- Chaussures de marche, pantalon long, vêtements selon la météo
- Petit sac à dos, gourde, en-cas
- Un contenant pour rapporter ce qui reste
- La liste détaillée
— Questions fréquentes —
Ce qu'on me demande.
Est-ce qu'on va manger des champignons ?
En septembre, peut-être, et seulement ceux que je reconnais à cent pour cent. Le format est d'abord fait de plantes : elles se reconnaissent plus sûrement et se cueillent plus longtemps dans la saison.
Et les plantes dangereuses ?
On les apprend aussi — c'est la moitié du savoir. Pour chaque plante comestible, on regarde le sosie qui ne l'est pas. La règle du jour ne change jamais : on ne goûte rien qu'on n'ait reconnu avec certitude.
Peut-on cueillir n'importe où ?
Non. Pas en réserve naturelle, pas dans le parc sans savoir ce qui est protégé, pas au bord des routes ni sous les pâtures. On apprend la réglementation du Vercors en même temps que les plantes.
Je suis végétarien, allergique…
Dites-le à l'inscription : le repas est construit avec vous. La cuisine sauvage est d'abord végétale, ce n'est pas un problème.
Peut-on l'offrir ?
Oui, et il se privatise pour un groupe constitué — un anniversaire de printemps, par exemple.
— Réserver —
Une journée. Et vous saurez ce que vous mangez.
Dites-moi votre période, votre groupe, vos allergies. Je reviens vers vous avec une date et un devis.
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